Comme le soulignait: « Le cancer a un problème de langage. Une femme de 57 ans atteinte d’un CCIS de bas grade qui ne deviendra presque certainement jamais invasif entend le même mot qu’une femme de 34 ans présentant des métastases qui la tueront. C’est déroutant pour des patientes conditionnées à traiter chaque diagnostic de cancer comme une urgence, dans un monde qui réagit encore au cancer comme s’il s’agissait du début de la fin. »
La dernière vague de controverse autour du traitement du CCIS a été déclenchée par une étude publiée dans JAMA Oncology. Après une analyse sur 20 ans portant sur 100 000 femmes diagnostiquées avec un CCIS, le taux de mortalité par cancer du sein de ces patientes s’est avéré identique à celui de la population générale, soit 3,3 %.
Les radiations ionisantes de la mammographie : un facteur de risque avéré
Alors que plusieurs organisations, comme la fondation Susan G. Komen for the Cure, font activement la promotion du dépistage mammographique, il est paradoxal de constater que les appareils de mammographie exposent chaque femme au risque même qu’elles cherchent à prévenir. Les radiations ionisantes utilisées pour détecter les tumeurs constituent un facteur de risque reconnu de développement du cancer du sein. De surcroît, la compression mécanique intense exercée sur le tissu mammaire lors de l’examen pourrait potentiellement favoriser la dissémination de cellules cancéreuses déjà présentes.
Après plusieurs études, l’Université Cornell a établi que les personnes exposées aux radiations ionisantes émises par des appareils comme le mammographe s’exposent à un risque accru de cancer du sein. Les chercheurs ont précisé que « le tissu mammaire féminin est extrêmement sensible aux effets des radiations » et qu’il représente « l’un des tissus les plus sensibles à l’action cancérigène des radiations ionisantes ». Ils ont également révélé qu’un délai minimal de cinq à dix ans est nécessaire pour que se développe un cancer du sein induit par les radiations.
Leur conclusion est sans équivoque : plus le niveau d’exposition aux radiations est élevé, plus le risque de cancer du sein augmente. Chaque examen mammographique accroît ce risque, en particulier lorsque le dépistage est réalisé durant les phases de stimulation œstrogénique et de prolifération tissulaire qui surviennent au cours des cycles menstruels.
La prévention reste préférable à la détection
Si la détection précoce du cancer du sein peut être réalisée par mammographie, elle ne constitue en aucun cas une « prévention ». Ce sont les choix de mode de vie qui permettent véritablement de prévenir le cancer et les maladies chroniques en général. Il est essentiel de privilégier une alimentation composée d’aliments complets et biologiques, de boire suffisamment d’eau pure, de pratiquer une activité physique régulière, de dormir correctement et de gérer son niveau de stress.