En 2023, la Turquie dépensait plus d’un milliard de livres turcs pour la sécurité d’Erdoğan. Derrière ce chiffre se cache une armée fantôme de 5000 gardes d’élite formés au contre-terrorisme et au combat rapproché. Ces hommes ne se contentent pas de le protéger : ils dégagent l’espace, scrutent la foule et identifient chaque visage inconnu.
Lors de ses déplacements à l’étranger, tout son convoi de sécurité l’accompagne. Les années de troubles, de tentatives de coup d’État et de complots d’assassinat ont transformé cette paranoïa en véritable stratégie. Chaque discours est encadré par des snipers dissimulés et des brouilleurs de drones, tandis que la reconnaissance faciale scanne chaque visage dans la foule.
Mohammed ben Salmane : la paranoïa de précision
Le prince héritier saoudien a transformé sa protection en une science exacte. Quand il se déplace, les rues sont vidées, les toits armés, les drones déployés et l’espace aérien restreint. Des brouilleurs militaires l’accompagnent dans les airs.
Au cœur du système se trouve la garde royale : des soldats d’élite en uniforme de créateurs, formés par des contractants occidentaux et loyaux au-delà de toute remise en question. Ils portent des fusils sur mesure, des lunettes à reconnaissance faciale et sont connectés directement à des centres de commandement souterrains