Ma belle-mère a poussé ma valise sur le trottoir et a souri comme si elle venait de m’effacer de sa mémoire. « Cet hôtel est pour les gens de classe, pas pour les femmes comme toi », a-t-elle dit, tandis que mon mari détournait le regard.

Ma belle-mère a poussé ma valise sur le trottoir et a souri comme si elle venait de m’effacer de sa mémoire. « Cet hôtel est pour les gens de classe, pas pour les femmes comme toi », a-t-elle dit, tandis que mon mari détournait le regard.

PARTIE 2
Au coucher du soleil, Vivian Mercer était grisée par sa victoire.

Depuis les caméras de sécurité de mon bureau, je la vis traverser le hall avec une allure royale. Claire se filmait près de la cascade intérieure.

« Week-end sans la fiancée du village », chantonna Claire dans son téléphone. « Enfin, la paix.»

Daniel se tenait derrière elles, esquissant un sourire forcé.

M. Han déposa du thé sur mon bureau. « Voulez-vous qu’on les enlève ?»

« Pas encore.»

Mon bureau surplombait tout le complexe. Boiseries sombres. Vue sur l’océan. Un mur de récompenses. Sur l’étagère du milieu trônait le contrat encadré que Vivian n’avait jamais pris la peine de lire : Projet de restauration de Lotus Bay, financé et géré juridiquement par Arden Hospitality Group.

Ma société.

Pas celle de Daniel.