Devenir père est une aventure monumentale pour n’importe quel être humain. Mais pour une personnalité publique dont l’agenda est quadrillé, millimétré et planifié des mois, voire des années à l’avance, c’est un véritable défi logistique et humain qui demande des concessions majeures. Cyril Féraud a très rapidement compris qu’il ne pourrait pas jouer indéfiniment sur les deux tableaux sans s’épuiser ou, pire, sans passer à côté de l’essentiel. “Je suis devenu papa il y a deux ans… Je n’ai pas voulu passer à côté de ça”, confie-t-il avec l’émotion palpable, presque palpable, d’un père qui a pris conscience que le temps perdu ne se rattrape jamais. Les premiers pas hésitants, les premiers mots balbutiés, les nuits sans sommeil, les éclats de rire complices lors du bain : ce sont ces moments fugaces, banals pour certains, mais inestimables pour lui, que l’animateur refusait catégoriquement de sacrifier sur l’autel brillant mais exigeant de sa carrière télévisuelle.