Dans ce message poignant, la fillette de 11 ans décrivait avec une clarté et une maturité terrifiantes la menace immédiate qui planait sur elle, détaillant explicitement ce qu’elle s’apprêtait à traverser et le sort qui l’attendait. Les mots employés par la jeune victime ne laissent place à aucune ambiguïté ni à aucune double interprétation possible quant à l’imminence et la violence du danger. Alors que la communauté locale, suspendue aux moindres avancées de l’enquête, s’attendait logiquement à ce que cette découverte provoque une vague d’émotion et de compassion légitime au sein de la famille, c’est un tout autre aspect du dossier qui suscite aujourd’hui l’incompréhension générale et qui place les proches sous les projecteurs des forces de l’ordre.
Confrontée à la teneur de ce message d’une violence psychologique inouïe, la réaction de la mère de Lyhanna a jeté un froid glacial et persistant parmi les enquêteurs, les psychologues et les proches de la famille élargie. Au lieu de l’effondrement émotionnel, des cris de douleur et des larmes tragiques auxquels tout le monde s’attendait légitimement de la part d’une mère découvrant l’enfer imminent vécu par sa propre fille, son attitude a été qualifiée de profondément déroutante, voire de totalement inexplicable par les personnes présentes lors de son audition officielle dans les locaux de la police. Ce comportement singulier, oscillant de manière troublante entre un calme olympien déconcertant et des déclarations évasives, a plongé les inspecteurs de la brigade criminelle dans une perplexité absolue.