La santé communautaire face aux décisions imposées
Fouché développe le concept de santé communautaire, initialement élaboré par l’OMS, selon lequel les besoins de santé d’une population doivent émaner de cette population elle-même en fonction de ses conditions spécifiques. Actuellement, ce principe est inversé : les décisions sanitaires sont imposées d’en haut sans consultation des communautés concernées.
Il appelle à l’organisation citoyenne : création d’associations, de groupes, de collectifs pour recréer une force constituée capable de dialoguer avec les institutions. Cette démarche est d’autant plus nécessaire que, selon lui, de nombreux professionnels au sein même des institutions attendent cette mobilisation citoyenne pour pouvoir s’exprimer sur les problèmes qu’ils observent.
Un exemple international encourageant
Fouché cite l’exemple de la Roumanie, où un citoyen a obtenu gain de cause devant la justice administrative, qui a déclaré illégal l’état d’urgence sanitaire. Les responsables de cette décision ont maintenant un an pour être jugés, montrant qu’une action citoyenne déterminée peut aboutir à des résultats concrets.
L’appel à la résistance et à l’organisation
Les deux intervenants insistent sur l’importance de ne pas fuir mais de résister localement. Ils encouragent les citoyens à engager le dialogue avec les directeurs d’école, les présidents d’ordres professionnels, et à « les faire chier autant qu’ils vous font chier ».
Cette résistance passe aussi par la reconstruction du lien social. Les manifestations, même si elles ne renversent pas immédiatement le système, permettent aux gens de se rencontrer et de sortir de l’isolement qui caractérise notre époque.
L’appel final est clair : face aux impositions sanitaires, particulièrement concernant les enfants, il faut savoir dire non et, si nécessaire, fuir ces contraintes pour protéger sa famille.