L’abdomen et le bassin : Ces zones concentrent les doses les plus élevées. On estime que les scanners de ces régions pourraient être responsables à eux seuls de plus de 37 000 cas futurs.
Le thorax : Également une zone à forte exposition.
Les types de pathologies redoutées incluent principalement les cancers du poumon, du côlon, de la vessie, de la thyroïde ainsi que la leucémie. Une disparité entre les sexes a aussi été observée : bien que les doses reçues soient comparables, les femmes présentent une fréquence plus élevée de cancers du sein et de la thyroïde suite aux expositions.
Vers une médecine plus sobre et ciblée
Face à ces révélations, il est crucial de ne pas tomber dans la panique ni de rejeter en bloc cet outil médical précieux. Les radiologues et les instances de régulation, comme l’American College of Radiology, rappellent que le scanner joue un rôle central dans la réduction de la mortalité hospitalière. Il permet d’éviter des chirurgies exploratoires inutiles et d’orienter rapidement les traitements.
La clé réside dans la pertinence de la prescription. La stratégie n’est pas de supprimer les examens, mais d’optimiser leur usage. Des initiatives comme « Choosing Wisely » ou « Image Gently » encouragent déjà les praticiens à se poser les bonnes questions avant de prescrire un scanner :
L’examen est-il absolument indispensable au diagnostic ?
Existe-t-il une alternative non irradiante (comme l’échographie ou l’IRM) ?
Le centre d’imagerie respecte-t-il les protocoles d’optimisation des doses ?
L’avenir de l’imagerie médicale s’oriente vers une haute technologie plus responsable. L’intégration de l’intelligence artificielle permet désormais d’aider à évaluer l’utilité réelle d’un examen avant sa réalisation et d’optimiser les protocoles pour réduire drastiquement les doses de rayons X délivrées, sans compromettre la qualité du diagnostic.