Mon appartement, mes règles : j’ai mis mon mari à la porte

Mon appartement, mes règles : j’ai mis mon mari à la porte

L’ultimatum et le départ

Ludmila simula une crise cardiaque. Andreï finit par céder. « Maman, elle a raison. C’est son appartement. On aurait dû lui demander. » Il proposa de la raccompagner chez elle ou de lui louer un studio. Ludmila, vexée, rassembla ses affaires. « Andreï, viens. Je ne reste pas là où on m’insulte. »

— Je reviens, dit Andreï à sa femme avant de sortir.

Une heure plus tard, il revint seul, l’air penaud. « Pardon. J’ai été odieux. Je n’aurais pas dû crier, ni ramener maman sans ton accord. » Ksenia s’assit en face de lui. « Andreï, c’est mon appartement. Ici, je décide de qui y vit. Cela ne signifie pas que je ne t’aime pas ou que je rejette ta mère. Cela signifie qu’il y a des limites à ne pas franchir. »

Il promit que cela ne se reproduirait plus. Ksenia le prévint : « Si ça recommence, tu pars pour de bon. Sans deuxième chance. » Il hocha la tête.

La seconde trahison

Le lendemain matin, Ksenia trouva devant sa porte Ludmila avec ses valises. « Ksoucha, Andreï a dit que tu n’étais plus fâchée, que je pouvais revenir… » Ksenia coupa court. « Andreï a menti. Je suis contre. Très contre. » Elle bloqua l’entrée, menaça d’appeler la sécurité, et la belle‑mère repartit en maugréant.

Le soir, Ksenia confirma qu’Andreï avait téléphoné à la concierge le matin même pour demander qu’on laisse monter sa mère. « Tu as encore essayé de me contourner. Encore. » Andreï nia, puis avoua, puis pleura. Ksenia ne céda pas. « Fais tes valises. Tu as une heure. » Il tenta de la faire fléchir. Elle resta inflexible. « Je t’ai donné une chance hier. Tu l’as utilisée en moins de vingt‑quatre heures. »

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