J’ai changé les serrures. J’ai mis à jour mon testament. J’ai remercié Claire par écrit et je l’ai payée pour le litige avec le fournisseur qu’elle avait initialement documenté.
Deux mois plus tard, je suis allée seule à la maison au bord du lac.
J’ai ouvert les fenêtres, balayé la véranda et me suis assise sur le ponton où Anne et moi avions l’habitude de prendre le café ensemble. Pour la première fois depuis sa mort, le silence ne me semblait pas vide.
Il me semblait authentique.
Mes enfants m’avaient traitée d’inutile sans jamais prononcer le mot.
Mais je n’étais pas inutile.
J’étais éveillée.