« Tu veux que je fasse semblant d’être ta fille ? »
« Juste une heure. Appelle-moi Maman. Reste avec nous. Observe-le. Dis-moi ce que tu vois. »
Son rire s’estompa.
« D’accord. Mais tante Maggie, si jamais il s’avère que ce n’est rien, tu dois me promettre de te permettre d’être heureuse. »
Je l’ai dit à Richard le lendemain soir, autour d’un deuxième verre de vin dans mon salon. J’ai baissé la voix, presque honteuse.
« Il y a quelque chose que je ne t’ai jamais dit. Avant… »
« On va se marier, il faut que tu le saches. J’ai une fille. »
Un éclair passa sur son visage. Son sourire se figea, son regard se figa, puis tout redevint normal comme un rideau qui tombe.